La République démocratique du Congo s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa politique agricole avec le lancement imminent de la campagne 2025–2026. Cette initiative, qui s’étendra sur l’ensemble des 26 provinces, marque une volonté affirmée du gouvernement, de re-positionner l’agriculture comme levier central de développement économique et de sécurité alimentaire.

Fixé au 26 août, cette relance prévoit trois axes structurants. D’abord, le renforcement de la production vivrière et maraîchère, avec la remise des semences améliorées aux producteurs, dont attention particulière sera portée aux cultures stratégiques pour la consommation locale. Puis, la réhabilitation du système semencier national. La réactivation des Centres agricoles de production de semences (CAPSA) et les fermes primaires vont garantir une autonomie semencière durable, réduisant la dépendance aux importations. Enfin, la valorisation des cultures d’exportation tels que le café, le cacao et le palmier à huile, identifiés comme filières porteuses, capables de générer des devises et de structurer des chaînes de valeur compétitives.
Cette campagne s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole inclusive, où l’État entend jouer un rôle d’impulsion tout en favorisant les synergies avec les acteurs locaux, les organisations paysannes et les partenaires techniques. Elle répond à une double exigence : apporter des réponses aux besoins alimentaires croissants et créer des opportunités économiques en milieu rural.

Au-delà des chiffres, c’est une vision qui se dessine, celle d’une agriculture congolaise modernisée, résiliante et capable de nourrir durablement sa population tout en s’insérant dans les marchés régionaux et internationaux.
Linda Imbanda

