Les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz affectent les activités agricoles. Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a averti que les difficultés d’approvisionnement en engrais, combinées à la hausse des coûts du carburant et du transport, risquent de réduire les rendements et d’augmenter les prix alimentaires.
La situation est préoccupante pour les agriculteurs qui dépendent des engrais importés. Face aux coûts élevés et aux incertitudes, certains producteurs réduisent leur utilisation d’intrants ou hésitent à engager de nouvelles cultures. Les perturbations commerciales et les conditions météorologiques viennent accentuer ces difficultés.

Pour les pays africains dépendants des importations d’engrais et de produits alimentaires, cette crise rappelle combien les marchés agricoles restent sensibles aux tensions internationales.
Pour la République démocratique du Congo, cette situation constitue un enjeu important, car le pays reste confronté à des difficultés d’accès aux intrants agricoles et dépend encore des importations pour une partie de ses besoins alimentaires. Une hausse des coûts du transport, du carburant et des engrais pourrait alourdir les dépenses des producteurs, renchérir les coûts de production et se répercuter sur les prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux. Dans ce contexte, le renforcement de la production nationale, l’amélioration de l’accès aux intrants et la valorisation des ressources agricoles locales apparaissent comme des leviers essentiels pour réduire la vulnérabilité du pays aux crises internationales et consolider sa sécurité alimentaire.
Parfait MONSENGWO

