La ministre française de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie GENEVARD, souhaite faire du renforcement de la place des femmes en agriculture une priorité. Elle entend identifier de manière précise l’ensemble des freins auxquels les femmes sont confrontées en agriculture et recueillir leurs avis sur les leviers à actionner pour les lever.
Débutée le 07 juillet 2025, la consultation est en ligne jusqu’au 31 août 2025 sur « agora », la plateforme de participation publique.
En France, les femmes jouent un rôle essentiel dans le secteur agricole et sont l’une des clefs pour répondre au besoin de renouvellement des générations agricoles. Elles représentent aujourd’hui environ 29 % des actifs permanents agricoles et dirigent un quart des exploitations.

Cependant, les agricultrices, qu’elles soient salariées ou cheffes d’exploitation, font régulièrement face à des difficultés ou des inégalités tout au long de leur parcours professionnel, notamment en matière de formation, d’installation et de transmission, de santé, de statut ou encore de retraite.
Les réponses à cette consultation permettront de nourrir un plan d’action national pour favoriser la place des femmes en agriculture, qui sera présenté par la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire à l’automne 2025.
La formation, l’installation, le choix d’un statut, la santé, les conditions de travail ou la retraite sont autant de questions abordées dans cette consultation.
Une consultation citoyenne
Cette consultation entend lever les défis rencontrés par les agricultrices au cours de leur carrière. La contribution des femmes en agriculture est essentielle, mais elle reste encore trop méconnue. Les agricultrices doivent surmonter de nombreux freins dans l’exercice de leur métier. Il s’agit notamment des difficultés d’accès aux prêts, au foncier, aux revenus, des pensions de retraite plus basses que celles des hommes et au manque de reconnaissance.
L’enjeu est majeur. Aujourd’hui, près de 80 % des agricultrices constatent des inégalités liées à leur genre dans leur quotidien, et deux tiers d’entre elles considèrent qu’il est plus difficile pour une femme de se faire une place dans le monde agricole.
Bénédicte NTANGA

