Lors d’un voyage touristique et de découverte, nous avons réussi à faire face à une culture nouvelle avec des pratiques agricoles innovantes. C’est donc sous cette ambiance de tourisme et de découverte que nous avons goûté au « tumbela », une arachide locale cultivée par les Luba au Kasaï, reconnue comme une semence traditionnelle à cycle court, adaptée aux sols sableux et aux saisons pluvieuses de la région.

Quitter Tshikapa pour le territoire de Mweka, nous avons fait un arrêt le dans le village de Kansaji, situé dans le territoire de Luebo, à quelques kilomètres après le village Tshalupemba, pour une pause. C’est là que les habitants, majoritairement accueillants et hospitaliers, vont nous proposer un certain nombre d’aliments à vendre, parmi lesquels se trouvait « le tumbela ».
C’est une variété d’arachide, discrète mais tenace. Elle ne figure dans aucun catalogue officiel. Pourtant, à en croire les habitants de Kansaji, elle demeure un pilier de la subsistance locale, transmise de génération en génération comme un héritage vivant. C’est une semence façonnée par l’expérience des cultivateurs. Nous avons tous été attirés par le volume de cette arachide. Elle est deux fois plus volumineuse que les variétés connues à Kinshasa.

Une cultivatrice confie: « Le tumbela, c’est notre sécurité. Même quand les pluies nous trahissent, il donne quelque chose. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est sûr ». Ces paroles traduisent la confiance que les communautés placent dans cette variété. Elle n’offre pas les rendements spectaculaires des semences améliorées, mais elle garantit une récolte, même en saison difficile.
Medy LAPATSH

