Le marché tunisien de la viande rouge traverse une zone de turbulences. Le prix du kilogramme a récemment franchi la barre des 60 dinars, un seuil jugé insoutenable par de nombreux consommateurs. Cette flambée a immédiatement suscité une vive réaction des associations de défense des consommateurs, qui dénoncent une dérive spéculative et une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages.
L’OTOC appelle au boycott
Face à cette situation, l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC) a réitéré son appel au boycott de certains produits alimentaires. Selon l’organisation, il s’agit d’un moyen de protestation citoyenne pour contraindre les acteurs du marché à revoir leurs pratiques et à rétablir un équilibre des prix. L’OTOC insiste sur le fait que la consommation responsable et collective peut devenir une arme de régulation face aux hausses jugées injustifiées.

Entre pouvoir d’achat et régulation du marché
Cette hausse du prix de la viande rouge met en lumière plusieurs enjeux. Il s’agit notamment du pouvoir d’achat en crise, les ménages tunisiens voyant leur budget alimentaire fortement impacté ; de la spéculation et distribution, les associations pointant du doigt des pratiques commerciales opaques. Il faut également parler de la mobilisation citoyenne, dont le boycott est présenté comme une alternative pacifique pour influencer le marché.
La polémique autour du prix de la viande rouge illustre un débat plus large sur la sécurité alimentaire et la régulation des marchés en Tunisie. Si les appels au boycott trouvent un écho auprès d’une partie de la population, la question reste de savoir si cette mobilisation suffira à infléchir durablement les prix et à instaurer une meilleure transparence dans la chaîne de distribution.
Medy LAPATSH

