Depuis environ une semaine, des cas de décès présentant des symptômes similaires à ceux du choléra ont été observés sur le site maraîcher de Masina Rail 1, situé dans la partie est de la ville province de Kinshasa.
Selon une source présente sur place, le cas le plus récent concerne l’épouse d’un maraîcher résidant dans les locaux administratifs du site. Cette situation a particulièrement alerté l’équipe médicale du Centre APRM, appuyée par Médecins du Monde, chargée de la prise en charge sanitaire des usagers du site.

Les autorités étant alertées, des équipes médicales et humanitaires ont été déployées sur le terrain pour l’évaluation de la situation et l’évacuation des personnes affectées. Pendant ce temps, la terreur s’est emparée des usagers de ce site et des quartiers environnants, déjà fragilisés par de violentes inondations survenues ces derniers mois à Kinshasa.
Ces conditions, marquées par l’insalubrité, l’humidité persistante et l’insuffisance d’infrastructures sanitaires, rendent la zone particulièrement propice à la propagation d’épidémies telles que le choléra.
Il convient de rappeler que l’épidémie de choléra a été officiellement déclarée à Kinshasa par le gouvernement lors du 50ᵉ Conseil des ministres, tenu le vendredi 4 juillet dernier.

À cette occasion, les autorités ont annoncé un bilan national de plus de 700 décès, dont environ une trentaine dans la capitale et ont lancé un plan d’urgence incluant la désinfection des zones à risque, la distribution d’eau potable et le déploiement d’équipes médicales dans les quartiers touchés de Kinshasa.
Linda Imbanda

