Dans le cadre d’une étude initiée par le ministère de l’économie nationale, visant à évaluer l’impact de l’application de la mesure gouvernementale supprimant la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité et de certains droits sur les produits importés, l’Association des consommateurs des produits vivriers (ASCOVI) s’est entretenue le mercredi 3 septembre 2025, avec quelques mandataires délégués du ministère. « Nous sommes ici dans le cadre d’une mission visant à évaluer l’impact de la suppression de la TVA sur les groupes des produits qui ont été ciblés l’an dernier par le gouvernement. L’objectif est de savoir si les ménages en ont réellement bénéficié depuis que cette décision a été prise jusqu’à aujourd’hui. De ce fait, nous sommes pendant cinq jours sur terrain pour nous entretenir avec les importateurs, les revendeurs, les ménages, les ONG, et les associations des consommateurs », a fait savoir Joël Sombo, chef de mission de cette étude dans la ville province de Kinshasa.
Problème de vulgarisation des décisions gouvernementales
Lors de cet échange, les consommateurs ont relevé la question de méconnaissance par la population, des mesures prises par le gouvernement.
« La plupart des consommateurs ignorent les décisions qui se prennent au niveau de nos dirigeants. Il est souvent difficile pour les vendeurs des marchés et les femmes au foyers de saisir le langage repris sur les arrêtés ministériels, voire les émissions et les journaux audiovisuels pour communiquer ces décisions », a déploré Patrice Musoko, président de l’ASCOVI.
A en croire cette Asbl, cette ignorance est aussi un frein à l’applicabilité de ces décisions, car malgré la volonté manifeste du gouvernement à améliorer les conditions sociales de la population, ces derniers continuent d’acheter ce groupe de produits ciblés par la suppression de taxe, au même prix qu’avant, voire plus cher.
Ils ont évoqué par ailleurs le manque de suivi par l’État, de la taxation des prix des produits sur le marché et des multiples mesures prises par ce dernier.

Des recommandations de l’Ascovi
Les consommateurs présents à cet entretien on saisi cette occasion pour suggérer quelques recommandations au gouvernement, notamment la vulgarisation dans les 4 langues nationales, des différentes mesures de l’Etat congolais, en vue de permettre à toutes les couches de la population congolaise de veiller sur son application et d’en bénéficier; la mise sur les associations des consommateurs pour la vulgarisation de ces décisions du gouvernement. Il s’agit également de la création des cantines communautaires à travers la ville, de la prise des sanctions sur tout vendeur qui n’affiche pas le prix de ses produits exposés sur le marché et de la publication des rapports issus des études du gouvernement sur le terrain.
Linda Imbanda

