À l’occasion de la 20ᵉ session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), la République démocratique du Congo (RDC) s’est illustrée par deux avancées diplomatiques marquantes : elle a été élue vice-présidente du bureau pour la région Afrique centrale, et adoption officielle de sa proposition sur la criminalisation de l’écocide.
Cette nomination positionne le pays comme acteur clé de la diplomatie environnementale en Afrique centrale. Elle marque une reconnaissance du rôle stratégique de la RDC dans la gestion des ressources naturelles du bassin du Congo, poumon vert du continent.
Kinshasa pourra désormais orienter les discussions régionales sur la lutte contre la déforestation, la protection de la biodiversité et les politiques de résilience climatique.
L’écocide, désormais reconnu comme crime.
La deuxième victoire congolaise à Nairobi réside dans l’adoption de la proposition portée par la délégation congolaise visant à reconnaître l’écocide comme un crime international. Cette initiative ouvre la voie à une possible inclusion de l’écocide dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Elle vise à traduire devant la justice les responsables de destructions environnementales massives et intentionnelles, qu’ils soient publics ou privés. La RDC devient ainsi pionnière sur le continent en matière de justice environnementale.
Vers une diplomatie verte renforcée
Ces deux succès reflètent la volonté du pays d’assumer pleinement son rôle de « pays-solution » face aux défis climatiques. Ils offrent à la RDC une plateforme pour amplifier sa voix sur la scène internationale et exiger des engagements concrets pour la préservation des écosystèmes africains.
Medy LAPATSH

