Réunis à Washington aux États Unis, les patrons des plus grandes entreprises américaines ont été face à Doudou Fwamba, ministre congolais des Finances. Son message est clair : la RDC ne veut plus seulement vendre ses minerais, elle veut nourrir le monde et sa propre population.

Le concept des « Zones Agro-Industrielles »
Le ministre a expliqué que la RDC est en train de créer des Zones Agro-Industrielles (ZAI), qui s’apparentent à des « villes agricoles » modernes. L’idée est simple mais puissante : au lieu de cultiver de petits champs isolés avec des outils rudimentaires, l’État prépare de grands espaces où tout est regroupé.
D’un côté, on cultive sur de vastes surfaces mécanisées. De l’autre, juste à côté des champs, on installe des usines pour transformer la récolte (faire de la farine, de l’huile, ou mettre en conserve). Enfin, des routes et des entrepôts sont prévus pour expédier ces produits vers les grandes villes et à l’étranger.
Pourquoi est-ce une révolution ?
Aujourd’hui, la RDC dépense énormément d’argent pour acheter de la nourriture à l’extérieur. Doudou Fwamba a montré aux investisseurs américains que s’ils apportent leur technologie (tracteurs, systèmes d’irrigation, savoir-faire), la RDC peut devenir autonome. C’est ce qu’on appelle la souveraineté alimentaire.
Mais le projet ne s’arrête pas là. Le ministre envisage également la vente des produits « Made in Congo » partout dans le monde. En transformant le café, le cacao ou le soja sur place en lui donnant une valeur ajoutée, le pays gagne plus d’argent qu’en vendant les produits bruts.

Un climat de confiance
Pour rassurer ses interlocuteurs, le ministre a insisté sur le changement des règles. Il a promis que les réformes en cours rendront les affaires plus simples, plus honnêtes et plus sûres pour ceux qui choisissent d’investir leur argent dans le sol congolais.
En quittant la Chambre de Commerce, Doudou Fwamba a laissé une image forte : celle d’une RDC qui se retrousse les manches pour transformer ses terres fertiles en une véritable richesse durable pour tous.
Medy LAPATSH
