Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient entre d’une part les États-Unis et Israël et d’autre part l’Iran, plusieurs produits connaissent déjà une augmentation de prix, comme c’est le cas du baril du pétrole qui a frôlé les 115$, avant de redescendre à 90 et 95$.
Mais le pétrole n’est pas le seul produit à connaître une hausse. Il y a également l’huile de palme, dont la hausse du prix est entraînée par celle du prix du pétrole brut, qui stimule la demande de l’huile de palme. De ce fait, plusieurs pays se tournent vers les biocarburants notamment le biodiésel, un produit dérivé de l’huile de palme.

Par ailleurs, la monnaie malaisienne, le ringgit a baissé de 0,38 % face au dollar américain, baissant ainsi le prix de l’huile de palme pour les pays importateurs.
À qui profite cette hausse ?
Les producteurs et les planteurs de palmiers à huile en profitent pleinement, ils gagnent plus d’argent, vendant leur production à un prix plus élevé.
Aussi, les sociétés qui exportent l’huile de palme vers d’autres pays réalisent plus de revenus avec la baisse de la monnaie.
Qui est pénalisé ?
Les industries locales qui utilisent l’huile de palme voient cette flambée des prix comme une mauvaise nouvelle. Elles sont contraintes d’acheter la matière première à un coût plus élevé pour maintenir leur production, ce qui réduit leurs marges et entraîne une hausse des prix des produits finis, avec effet d’entraînement pour les consommateurs.
Sur le plan technique, selon l’analyste de Reuters, le prix de l’huile de palme pourrait connaître une légère correction. Selon lui, les cours pourraient se situer entre 4 394 et 4 514 ringgits la tonne, avant de tenter à nouveau de franchir le niveau de résistance de 4 616 ringgits la tonne.
Il convient de rappeler que l’Indonésie et la Malaisie dominent largement le marché mondial, représentant près de 85 % de l’offre mondiale d’huile de palme, loin devant des pays comme le Nigeria, la Thaïlande et la Colombie.
Le conflit au Moyen-Orient rappelle à quel point les économies du monde sont étroitement liées et qu’aucune crise ne reste vraiment lointaine.
Marie-Grâce Ngoma

