Dans les rues et marchés de Kinshasa, il est courant de voir des denrées alimentaires comme légumes, poissons, viandes, farines ou plats cuisinés (beignets, pain, brochette etc.) exposées à même le sol ou sur des étals non protégés. Si cette pratique répond à des contraintes économiques et logistiques, elle représente un risque sanitaire majeur pour les consommateurs.
Poussière, pollution, insectes, manipulation non hygiénique, les produits alimentaires ainsi exposés sont souvent vulnérables à la contamination.

Une vendeuse qui a requis l’anonymat a déclaré: « si je vends mes plats ouverts, c’est pour la visibilité afin de pousser les clients à voir ce que je vends parce que lorsqu’on couvre ça ne se voit pas ».
Une autre cliente appuie: « il ya certaines nourritures qui sont bonnes que lorsque c’est ouvert par exemple les brochettes exposées au coin ».
Par ailleurs, une autre vendeuse avoue: « j’aime couvrir mes aliments peu importe les variétés pour assurer l’hygiène de mes produits et attirer la clientèle. « Je me soucie de la santé de mes clients », ajoute-t-elle.
Une autre cliente souligne: « je suis plus attirée d’acheter des aliments couverts car je suis allergique à la nourriture exposée et à la saleté », affirme-t-elle.
Certains plats exposés demeurent le délice des soirées brochettes et autres, mais reste également une source de maladies, tellement qu’aucune norme d’hygiène n’est respectée, au cours de sa préparation, ni dans son exposition à la vente lorsqu’elle est exposée à l’air libre et à toute autre saleté.
Malheureusement, tous ces produits restent très appréciés par les clients sans se soucier des dangers qu’ils encourent après leur consommation. D’où la nécessité d’appeler à la conscience des consommateurs qui doivent éviter ces produits périssables exposés.

Entre nécessité économique et urgence sanitaire, l’exposition non contrôlée des aliments à Kinshasa interroge sur la responsabilité des autorités urbaines en matière de contrôle sanitaire, mais aussi sur la sensibilisation des commerçants et de la population face aux risques afin de préserver la santé publique sans fragiliser davantage les petits vendeurs.
Bénédicte NTANGA

