Dans un article publié à La croix, un média français, Rémi Barbet a tenté d’émettre un point de vue sur la tendance actuelle de la guerre au Moyen-Orient sur l’agriculture. A en croire ses dires, cette guerre a déjà un impact négatif sur le secteur agricole.
L’analyse de ce journaliste laisse entrevoir que la crise géopolitique au Moyen-Orient commence déjà à se faire sentir dans les campagnes françaises. Les tensions autour du détroit d’Ormuz et l’arrêt de plusieurs champs gaziers dans la région ont provoqué une hausse brutale du prix du gaz, matière première essentielle à la fabrication des engrais azotés. Résultat : les agriculteurs français, et en particulier les céréaliers, voient leurs coûts de production s’envoler.
Une dépendance énergétique mise à nu
Il faut savoir que le gaz naturel est au cœur de la production d’engrais azotés. Or, la France importe près de la moitié de ses besoins, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux soubresauts du marché mondial. La flambée actuelle des prix, accentuée par la taxe carbone européenne sur les importations, met en lumière cette dépendance structurelle.
Les céréaliers en première ligne
Blé, orge, maïs : ces cultures exigent des apports massifs d’azote pour garantir rendement et qualité. Les producteurs se retrouvent donc piégés entre des intrants de plus en plus chers et des prix de vente des céréales qui stagnent. « Jamais dans l’histoire récente on a vu des engrais aussi chers avec en parallèle des prix des céréales aussi bas », alerte l’Association générale des producteurs de blé (AGPB).
La flambée des engrais agit comme un révélateur : derrière la crise géopolitique, c’est toute la question de la souveraineté alimentaire et énergétique de la France qui se pose. Les agriculteurs, eux, craignent que cette nouvelle tempête économique ne vienne accentuer un malaise déjà profond dans le monde paysan.
Medy LAPATSH

