Grâce à un partenariat public-privé d’envergure, le Parc National de la Garamba, situé dans le Haut-Uele (RDC), renoue avec son passé. Un nouveau contingent de rhinocéros blancs a été réintroduit avec succès en provenance d’Afrique du Sud.

C’est un pari audacieux qui porte ses fruits. Sous l’impulsion de l’ONG African Parks et de l’entreprise minière Barrick Gold, avec l’appui technique de l’ICCN et le soutien financier de l’Union Européenne, la biodiversité congolaise franchit une étape cruciale. L’objectif : rebâtir une population viable de cette espèce emblématique, disparue de la région depuis près de deux décennies suite au braconnage.

Ce transfert transfrontalier ne se limite pas à un simple déplacement d’animaux. Pour Barrick Gold, via sa filiale Kibali, cet investissement de plusieurs millions de dollars s’inscrit dans une stratégie de compensation écologique et de développement du tourisme vert.
Sur le terrain, ces « géants de la savane » sont sous haute surveillance. Les efforts de sécurisation du parc, renforcés ces dernières années, permettent aujourd’hui d’offrir un sanctuaire sûr à ces nouveaux arrivants. Cette réintroduction fait de la Garamba un symbole mondial de la restauration des écosystèmes en zone post-conflit.
Medy LAPATSH

