Le ministre algérien de la communication, Mohamed Meziane, a récemment accusé le Maroc d’avoir volé et de s’être approprié le couscous dans leur patrimoine culturel. Une déclaration qui vient réveiller une vieille querelle culturelle déjà vécue entre ces deux nations autour du couscous.

Pour le porte-parole du gouvernement algérien, le Maroc aurait profité des troubles des années 90 en Algérie pour s’approprier le couscous comme patrimoine culturel de son pays. Il a, lors de son exposé au parlement, qualifié cet acte de vol culturel et dénoncé une appropriation plus large de la culture algérienne, incluant la musique et l’architecture. Pourtant, l’UNESCO a déjà eu à départager les deux États sur ce sujet. En 2020, cette dernière avait reconnu le couscous comme étant un patrimoine immatériel commun, à plusieurs pays du Maghreb, notamment l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie.
Il faut donc retenir que cette reconnaissance visait justement à souligner son héritage partagé plutôt que l’attribuer à un seul pays.
Le couscous est un plat traditionnel originaire d’Afrique du Nord, particulièrement apprécié dans la cuisine maghrébine. Il est composé de petites graines de semoule de blé dur, qui sont cuites à la vapeur et accompagnées d’un ragoût de légumes, de viande (agneau, poulet, bœuf) ou de poisson.

Le tout est souvent relevé avec des épices comme le cumin, la coriandre et le safran, donnant au plat une saveur riche et parfumée.
En plus d’être délicieux, le couscous est un véritable symbole de convivialité et de partage, souvent servi lors des grandes occasions et des repas en famille. Certaines variantes existent selon les régions, comme le couscous royal, qui inclut plusieurs viandes, ou encore le couscous aux fruits secs avec une touche sucrée.
Medy LAPATSH

