Le Salon des vins du Congo (SAVICO) a lancé sa première édition le samedi 17 octobre 2026 au Musée national de la République démocratique du Congo, sous le thème : « Valoriser les vins du Congo, promouvoir le savoir-faire local et développer une culture du vin made in Congo ».
Cadre réunissant producteurs, transformateurs du secteur vitivinicole, investisseurs ainsi que responsables d’institutions publiques et privées, ces assises ont permis aux participants d’échanger sur l’environnement entrepreneurial congolais, notamment les opportunités qu’offre cette filière, les obstacles auxquels font face les entrepreneurs, ainsi que les normes de certification applicables à leurs produits.
Prenant la parole pour le mot de bienvenue, Estelle Sakasaka, initiatrice de cet événement, a présenté les motivations et les ambitions qui sous-tendent le SAVICO. « Ce salon est né d’une conviction simple : faire connaître les talents et les savoir-faire des producteurs qui méritent d’être reconnus et valorisés. Nous comptons faire de ce salon un espace où les producteurs rencontrent les consommateurs, où les entrepreneurs trouvent des opportunités de collaboration auprès des investisseurs et de nouvelles perspectives de développement », a-t-elle indiqué.

Et d’ajouter: « Nous souhaitons aussi que le SAVICO devienne progressivement un rendez-vous de référence pour la filière du vin en République démocratique du Congo, ainsi qu’un cadre de réflexion sur les questions de qualité, de transformation, de financement, de commercialisation et d’accès au marché ».
Elle a ensuite appelé les consommateurs à faire confiance aux vins issus de la production congolaise et à soutenir les initiatives locales.
Cette initiative a été saluée par Stéphanie Muabilu, directrice adjointe et représentante du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME. « Le Salon des vins du Congo est une initiative que nous saluons et encourageons vivement. Le thème retenu pour cette première édition traduit une ambition qui rejoint les priorités de notre ministère, lequel reconnaît que la valorisation de cette filière représente une opportunité de développer toute une chaîne de valeur, allant de la production agricole à la transformation, en passant par le conditionnement, le transport, la commercialisation et la distribution. Elle constitue également un moyen de promouvoir nos produits locaux, de stimuler la consommation des biens fabriqués en RDC et de renforcer le tissu économique national », a déclaré Stéphanie Muabilu.
La norme, référence de toute production de qualité
Comme tout événement qui se veut un espace de réflexion sur le développement d’un secteur, le SAVICO n’a pas fait exception. Trois panels organisés après la visite des stands ont offert aux intervenants l’occasion d’échanger avec les entrepreneurs.
Emmany Luwenga, directeur général d’Ecosys, est revenu sur les fondamentaux des normes de production en République démocratique du Congo. Il a appelé les entrepreneurs à protéger leurs innovations en les soumettant au Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), mis en place par le ministère de l’Industrie. « Chers entrepreneurs, la norme est la référence de toute production de qualité. Le ministère de l’Industrie a reçu le mandat d’établir les normes de production des vins en RDC. Il a également mis en place le CATI depuis plusieurs années pour la protection de vos innovations. Vous devez savoir que vos produits, quelle que soit leur qualité, s’ils ne sont pas conformes aux normes en vigueur, vous exposent à des sanctions », a-t-il rappelé.
Pour sa part, le professeur Antoine Tshimpi Wola, directeur général de l’Agence pour la promotion du génie scientifique, a évoqué le potentiel économique de cette filière et la nécessité de l’accompagner davantage.

Industrie vitivinicole et opportunités d’affaires
« Le vin est un produit consommé à travers le monde. Il représente une très grande opportunité pour les entrepreneurs évoluant dans ce secteur ainsi que pour le développement du tissu économique congolais. Certes, cette boisson fait encore face à certaines contraintes, notamment d’ordre culturel, qui limitent sa consommation en RDC. Toutefois, cette filière constitue une véritable opportunité pour notre pays, particulièrement sur le marché international. À ce titre, elle mérite d’être soutenue et encadrée par les autorités compétentes », a affirmé Antoine Tshimpi.
C’est sur ces mots d’encouragement que le professeur Antoine Tshimpi Wola a clôturé la première édition du Salon des vins du Congo, en appelant les différents acteurs à poursuivre leurs efforts pour faire émerger une industrie vitivinicole compétitive et porteuse de croissance pour la République démocratique du Congo.
Linda IMBANDA

