En RDC, la lutte contre la pêche illicite reste un enjeu majeur pour préserver les ressources halieutiques. L’utilisation de moustiquaires et de produits toxiques figure parmi les pratiques dénoncées récemment par le ministère de la Pêche et de l’Élevage, en raison de leurs effets sur les écosystèmes aquatiques et le renouvellement des espèces.
Lors de l’exercice de redevabilité sur la première année du gouvernement Suminwa II, le ministre Jean-Pierre Tshimanga Bwana a résumé le problème en une formule : « La pêche illicite, c’est la pêche qui tue la pêche ». Il a notamment pointé l’utilisation de moustiquaires et de produits toxiques comme des pratiques qui compromettent la reproduction des poissons.

L’utilisation de filets à mailles très fins ne permet pas de sélectionner suffisamment les prises. Les petits poissons et les juvéniles peuvent ainsi être capturés avant d’atteindre leur maturité.
Pour la RDC où le poisson constitue à la fois une source de protéines, de revenus et d’emplois, la préservation des ressources aquatiques représente donc un enjeu qui dépasse le seul secteur de la pêche.
Face à cette situation, le ministère affirme renforcer la sensibilisation des communautés de pêcheurs et l’encadrement du secteur. Certains appuis en équipements sont également liés au respect de la réglementation en vigueur.
Le défi reste désormais celui du contrôle sur le terrain et du respect effectif des règles. Car préserver les poissons aujourd’hui, c’est aussi garantir aux pêcheurs et aux consommateurs une ressource disponible demain.
En RDC, la question n’est donc plus seulement de savoir combien de poissons peuvent être capturés, mais comment continuer à pêcher sans compromettre le renouvellement de la ressource.
Parfait Monsengwo

