Capturés dans leurs champs, onze civils, dont cinq femmes, pris en otage par des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé ougandais opérant dans la province de l’Ituri, ont été libérés mardi dernier par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
À en croire le lieutenant Gorette Mutuale, directrice de la communication et porte-parole de la 32e région militaire, ainsi que porte-parole intérimaire du secteur opérationnel Ituri, ces otages ont été libérés grâce aux opérations militaires d’envergure menées le 4 août 2026 dans la forêt d’Elake, dans la chefferie de Babila-Babuanza, territoire de Mambasa.

Les victimes étaient retenues en captivité depuis le 5 mai 2026 avant d’être récupérées par les FARDC des mains de leurs ravisseurs.
Selon cette officier de l’armée, quatre otages ont été récupérés à Ruwenzori, deux à Sabasaba, un à Kawame, un à Satral, un à Makumu et les deux autres dans les environs d’Elake.
L’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo a été vivement saluée par les habitants de cette partie de la RDC, souvent victimes des atrocités et des massacres perpétrés par ces groupes armés.
Les paysans comme cibles
La faim constitue souvent une arme stratégique utilisée par les assaillants pour affaiblir les populations. C’est pourquoi les agriculteurs figurent parmi les premières victimes des groupes armés dans l’est de la RDC.
Lorsque ceux qui nourrissent les villes sont privés de leurs champs, les communautés qui échappent aux balles et aux violences se retrouvent néanmoins condamnées à la faim, exposées à la malnutrition et à une insécurité alimentaire chronique.

Les opérations menées par les FARDC dans les forêts traduisent la volonté des autorités de rétablir la paix et de réduire l’insécurité dans cette partie du pays.
Linda IMBANDA

