A la tribune du Forum social mondial récemment tenu à Cotonou au Bénin, Patrice Musoko a porté la voix des consommateurs africains. Il a pris langue en tant que membre de l’Organisation africaine des consommateurs (OAC) lors du panel abordant le « cadre politique continental sur les systèmes semenciers paysans ».

Il a, dans son allocution, expliqué le rôle des consommateurs africains face à la promotion et la défense de leurs droits d’accès à l’alimentation saine. « L‘avenir du système alimentaire africain dépend des semences paysans. Nous savons combien l’alimentation a des effets socioéconomiques, politiques et environnementaux dans la vie de nos populations. Pour arrêter ce fleau, les producteurs doivent faire le choix de se détourner des semences hybrides et les consommateurs des importés composés des produits ultra-transformés qui envahissent nos marchés, en privilégiant les semences et les aliments locaux », a déclaré Patrice Musoko.

Il a, en outre, présenté en quelques lignes, la position de l’Organisation Africaine des Consommateurs. « L’organisation Africaine des Consommateurs encourage la production locale car elle favorise la Souveraineté alimentaire et la réalisation des objectifs de développement durable; Nous affirmons également notre ferme volonté de travailler en collaboration avec l’Alliance Africaine pour la souveraineté alimentaire(AFSA) afin de promouvoir les politiques semenciers paysannes car, l’Afsa ne cesse de se battre pour que les politiques alimentaires africaines puissent tenir compte de l’intégration des paysans et nous, l’OAC désirons que les consommateurs participent activement à la prise des décisions en raison de la bonne gouvernance au niveau continental », a t-il déclaré.
Rappelons par ailleurs que les discussions de la 17e édition du Forum social mondial tenu du 4 au 9 août 2026 visait à répondre à la question: « Gouvernance des ressources et luttes populaires face aux crises globales : quelles alternatives pour la paix, la cohésion sociale et le développement durable? », thème principal articulé autour de 15 grands axes thématiques visant à repenser la gestion et le contrôle des ressources naturelles pour stopper le pillage et l’extractivisme en Afrique; renforcer la solidarité avec les luttes locales contre l’accaparement des terres et le changement climatique, et trouver des solutions à travers la proposition des alternatives concrètes pour favoriser la paix, l’unité sociale et un développement qui respecte la planète et les droits humains.
Linda IMBANDA

